atheism.davidrand.ca : Vivre sans religion 
 > Table des matières 
 > >  Répertoire   in English 
 Page précédentePage suivante 

Le répertoire  T

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M   N   O   P   Q   R   S   T   U   V   W   X   Y   Z
Livres
Liens
Références

* taoisme

* théisme

* La Théologie portative ; D'HOLBACH, Paul-Henri

* Une trahison française ; AL-HUSSEINI, Waleed

* Traité d'athéologie ; ONFRAY, Michel

* TREMBLAY, Remi

* trinité

* TWAIN, Mark (Clemens, Samuel Langhorne)


* taoisme (n.m.)


* théisme (n.m.)

Cette croyance se distingue du déisme en ce qu'elle accepte la révélation comme source de vérité.

Livres pertinents :

Croire en Dieu est désormais inutile -- DEROSSI, Marco

Les fausses démonstrations de l'existence de dieu -- SAMUELI, Jean-Jacques


* La Théologie portative
Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne
D'HOLBACH, Paul-Henri
Mots-clés : athéisme catholicisme christianisme
coda
2006
Établie sur l'édition originale de 1768.

Ressource



* Une trahison française
Les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés
AL-HUSSEINI, Waleed
Mots-clés : islam
Éditions RING
2017
Traduit et adapté par Chawki Freiha

Quelques citations

« Cette volonté d’imposer la coexistence et la cohabitation au nom du « vivre ensemble », alors que ces invités de la nation n’entendent nullement respecter ce concept, revient à laisser des termites détruire une maison en se disant qu’il faut bien que ces pauvres bêtes se nourrissent. »

p. 41

« [...] si les pays occidentaux craignent réellement l’islam, pourquoi accueillent-ils autant de musulmans, leur accordant l’asile et de nombreuses aides ? Pourquoi tolèrent-ils la construction de tant de mosquées sur leur sol alors que les pays musulmans interdisent la construction d’églises sur les leurs ? S’il existe une réelle hostilité envers l’islam, pourquoi des centaines de milliers de musulmans tentent de rejoindre clandestinement les terres des infidèles et des apostats, souvent au péril de leur vie ? [...] l’Occident est innocent des accusations d’islamophobie à son encontre, [...] l’islam politique a inventé ce terme pour y accélérer la ghettoïsation des musulmans, les opposer aux pays hôtes et les radicaliser. »

p. 126-127

« la religion musulmane est mise en péril par son esprit belliqueux et conquérant. Le principal ennemi de l’islam n’est autre que l’islam lui-même. »

p. 128

« La haine contre l’islam devient la deuxième terminologie utilisée après l’islamophobie pour échapper au débat. Il vise particulièrement les laïcs d’origine musulmane ou arabe. Les pratiquants en abusent contre les ex-musulmans qui osent dénoncer les prêches virulents et les appels à la violence dispensés dans les mosquées et relayés dans leurs quartiers. Mais où est la haine à dénoncer la haine ? »

p. 135

« nous devons œuvrer pour débarrasser les musulmans de leur statut imposé et en faire des citoyens à part entière, ayant les mêmes devoirs et les mêmes droits. »

p. 135

« [...] il n’existe aucune différence entre les radicaux qui tuent au nom d’Allah et les prétendus modérés qui applaudissent et leur trouvent des circonstances atténuantes. L’erreur, en France, c’est que les médias utilisent le terme « extrémiste » pour désigner les djihadistes qui massacrent et terrorisent les civils et appellent « modérés » tous les autres. Pourtant, ceux qui croient en la charia et rêvent de l’appliquer, qui refusent l’égalité des sexes, qui imposent l’islam et ses symboles dans la vie quotidienne, qui réclament la séparation des hommes et des femmes dans l’espace public, qui introduisent la religion à l’école à travers la viande halal, qui exigent le voile, qui veulent adapter la société à leur idéologie, qui applaudissent l’exécution des renégats et veulent islamiser par la prédication sont tous des extrémistes, même s’ils n’ont pas — ou pas encore — porté les armes. De fait, tous les musulmans répondant à ces critères doivent donc être considérés comme des radicaux. »

p. 151

« De fait, la religion, quelle qu’elle soit, ne se définit pas par le comportement de la majorité de ses disciples, mais pas le contenu de ces textes fondateurs, en l’occurrence le Coran et la Sunna, ainsi que par ces symboles, Mahomet et les premiers califes. L’étude approfondie des textes fondateurs et des devises nous enseigne que l’islam est violent, que Mahomet a commis des crimes de guerre, des viols et des pillages, que le Coran ordonne le djihad et les décapitation. À partir de là, on ne peut pas parler de branche modérée. Il veut s’imposer et remplacer les autres religions. Il est par définition destructeur, à l’instar de ses concurrents. L’islam s’est inspiré du judaïsme et de la chrétienté et a voulu les remplacer. Pour y parvenir, il fallait les éradiquer sous prétexte qu’ils ont été déviés et qu’ils représentaient l’impiété. À l’instar de toutes les idéologies exclusives, comme le marxisme ou l’eugénisme, l’islam se veut l’unique détenteur de la vérité et l’incarnation de son salut. Son hégémonie, son dogmatisme et sa tyrannie font de l’islam un mouvement éradicateur. Ceux, parmi les non-musulmans, qui s’efforcent de chercher un islam modéré démontrent leur ignorance de la nature même de cette religion. Les musulmans qui défendent un islam prétendument tempéré ignorent aussi les fondements de leur foi ou font preuve de duplicité et d’hypocrisie. Ils occultent son histoire sanguinaire pour la présenter sous un meilleur jour. De ce fait, on ne peut pas parler de musulmans modérés. »

p. 154-155

« Il est faux de dire que le terrorisme islamique est apparu ces quarante dernières années comme certains le prétendent. En réalité, la violence est un marqueur génétique des population moyen-orientales préislamiques, qui vivait de razzias et d’affrontement entre tribus nomades, de vols, de pillage et de viols. Mahomet a canalisé cette violence en lui trouvant des justificatifs religieux à travers des versets taillés sur mesure. Il a transmis ce terrorisme religieux à ses compagnons et ses successeurs qui l’ont pratiqué lors des conquêtes. Sous cette appellation, les empires musulmans successifs ont appliqué le terrorisme jusqu’en Europe de l’Est et du Sud. »

p. 157-158

« Malgré ses données historiques sur le lien intrinsèque entre l’islam et le terrorisme, certains acteurs intellectuels musulmans et leurs relais médiatiques persistent à nier la réalité et affirme, à dessein, que la majorité des musulmans condamne ces actions et ne les pratique pas. L’Occident a certes exploité cette tendance sanguinaire de l’islam pour vaincre l’Union soviétique en Afghanistan et l’empêcher d’étendre son influence sur l’Orient, mais ce n’est pas ce qui a créé le djihad. Il est légitime de s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’Occident n’a pas créé de kamikazes chrétiens en Orient pour défendre la chrétienté, où le Tibet des kamikazes bouddhistes pour combattre la Chine. »

p. 159

« il faut interdire la création de partis politiques fondés sur des critères religieux (PMF, UDMF, etc.), enveloppés dans le drap de la démocratie. »

p. 162

« La permissivité des autorités a permis aux islamistes d’inventer une nouvelle expression pour critiquer la laïcité et ses défenseurs, dernier obstacle devant leur projet. Il les qualifient désormais de « laïcards extrémistes ». Or, par définition, la laïcité vomit tous les extrémismes et, contrairement aux religions radicales qui tendent vers l’exclusion de l’autre, l’extrémisme « laïcard » défend une application stricte de la laïcité. La comparaison est erronée est l’erreur est de taille. Si l’islam prônait réellement la paix et la miséricorde, les extrémistes musulmans auraient été les champions, ce qui est loin d’être le cas. Ils cherchent ainsi à travestir la laïcité pour la détruire et faciliter l’islamisation. »

p. 163

« Cette islamisation à doses homéopathiques passe par le formatage des cerveaux, en acceptant les premiers pas et en s’habituant à leur effets, la masse et ses dirigeants finissent par accepter les suivants. L’exemple du port du voile est édifiant à cet égard. Contrainte et pour éviter d’être accusée d’islamophobie, la société a accepté le port du voile et ne peut plus refuser le niqab, encore moins le burkini, comme ce fut le cas au cours de l’été 2016. La banalisation de ces phénomènes et la généralisation excluent à terme la femme de l’espace public, sous le prétexte islamique qu’elle était inférieure. Accepté ces faits revient à tolérer la ségrégation entre les hommes et les « femelles », puis à autoriser les abus que les premiers imposent aux secondes. Celles qui ne se conforment pas au code vestimentaire risquent alors de subir des agressions sexuelles sous prétexte d’avoir provoqué les agresseurs. Au final, la société assistera, impuissante, aux crimes d’honneur qui découlent de ce processus infâmant. »

p. 170-171

« Pour séduire les interlocuteurs, les islamistes insistent sur ce qu’ils appellent « le miracle scientifique » du Coran. Pis encore, il s’attribuent les travaux scientifiques et littéraires, pendant l’âge d’or de l’islam, alors qu’il a fermement réprimer les scientifiques et les poètes. Il taisent l’origine non-musulmane des scientifiques de l’époque et dissimulent leur inspiration des cultures indienne et grecque. »

p. 178-179

« Autant les islamistes s’accommodent des critiques visant la chrétienté, le judaïsme et leur clergé, encouragés en ce sens par la liberté d’expression est la liberté religieuse, autant ils refusent toute critique contre l’islam, frappée par le sceau de l’islamophobie. Les prédicateurs émettent des fatwas contre les détracteurs, les intellectuels les affrontent médiatiquement, les poursuivent devant la justice, et le reste de la communauté se mobilisent sur le terrain pour les faire taire (Charlie Hebdo, Théo Van Gogh, Salman Rushdie et tant d’autres exemples). Ces méthodes dissuadent quiconque de les critiquer. Il est à noter que les intellectuels de la gauche progressiste s’abstiennent d’affronter l’islamisme au nom de la paix sociale. In fine, ils ouvrent un boulevard pour la bonne progression de l’islamisation. »

p. 179

« Le djihad et le terrorisme portent le même sens en dépit des efforts déployés par les musulmans pour les dissocier et les différencier. Le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau en islam, puisqu’il a constitué le principal outil d’expansion de l’État islamique depuis Mahomet. Les conquêtes islamiques étaient en effet une forme de terrorisme, bien que conformes aux pratiques de l’époque. L’extrémisme fondamentaliste musulman ouvre la voix et justifie le djihad comme le terrorisme.
Ce phénomène explique la profusion du terrorisme en Orient et sa capacité à recruter en Occident au sein d’une communauté façonnée par des précheurs protégés derrière la bannière politiquement acceptable de la modération. La rupture avec les sociétés occidentales, la ghettoïsation et la revendication identitaire facilitent ces recrutements.
Il ne fait pas de doute que le terrorisme, fruit héréditaire de l’enseignement coranique, trouve ses racines en Orient. Il est le fils de la politique de cohésion crée par le prophète Mahomet et ses disciples, regroupant tous les groupuscules préislamiques sous la même idéologie : l’islam. Ce rassemblement fermement destiné à canaliser la violence dans une même direction, lui donnant un poids et une puissance propices aux razzias, à la guerre et aux conquêtes. »

p. 209-210

« En définitive, le problème des musulmans adeptes du terrorisme réside davantage dans leur idéologie que dans leurs conditions socioéconomiques car cette idéologie est enseignée à la mosquée, à l’école mais aussi diffusée dans la rue.
Le musulman français qui s’est transformé en terroriste doit sa mutation à son imam ou aux prêches diffusés par Internet, ainsi qu’à l’aveuglement des autorités qui ont laissé faire, par ignorance, par naïveté ou par opportunisme. En refusant d’affronter l’islamisation, de peur d’être taxée d’islamophobe, en tolérant les violations de la laïcité et de ses lois, la société française est complice de l’essor du terrorisme en France. La classe politique, à la recherche du vote islamique, est également complice. »

p. 213-214

« Sur ce point, une question s’impose : si les textes fondateurs des sociétés chrétiennes et musulmanes se retrouvent partiellement dans leur brutalité, comment expliquer la différence entre les deux communautés ?
La distinction réside dans la population, dans sa pensée, son histoire et sa propension à accepter la laïcité et la démocratie. Ces deux valeurs n’ont jamais suscité le moindre intérêt chez les musulmans et n’ont jamais fait partie de leurs revendications. Les sociétés chrétiennes, notamment par les Lumières de la Renaissance et les bouleversements de la Révolution, ont su relativiser leur croyance et les adapter à leur époque. Ils ont milité pour les libertés individuelles et collectives, mus par leur esprit critique, leur modernisme et leurs écrits philosophiques. Ils ont dressé les fondements de la civilisation moderne.
Dans les sociétés musulmanes, les seuls qui encouragent le respect des libertés et des droits individuels, prônent l’instauration de la laïcité et de la démocratie dans les sociétés musulmanes, sont ceux qui ont quitté le dogme. »

p. 220

« Les philosophes, les sociologues et les hommes politiques français qui prônent la tolérance religieuse et qui appellent à différencier l’islam modéré de l’islamisme djihadiste font preuve d’ignorance ou d’aveuglement. Ce n’est que par une fermeté inflexible et une réforme de la loi sur la laïcité qu’il sera possible de stopper l’avancée invasive du communautarisme islamiste. »

p. 223

« Les islamistes considèrent que tout ce qui se dit et se fait en dehors du texte religieux est une déviance et une mécréance qu’il convient de prohiber.
La littérature, la sculpture, la peinture, la musique et tout autre forme d’expression artistique relèvent dès lors de la déviance. Les artistes musulmans vivent ainsi sous tension permanente, tout comme les consommateurs, privés de lecture, de cinéma et de musique. Beaucoup de ces esprits créatifs finissent par renoncer à leurs talents en mettant un terme à leur carrière, aussi brillante soit-elle, pour éviter d’attirer la colère des radicaux et de perdre la vie. »

p. 228

« Mais l’interdiction qui frappe l’art touche aussi les sciences, car seul le Coran et son miracle scientifique priment. Réformer et moderniser les sociétés musulmanes semble impossible tant que le texte religieux n’est pas assaini et demeure au centre de tout, car il est impossible de faire cohabiter le discours religieux et ses interdictions avec la liberté individuelle. Ce mode de vie imposé, entièrement tourné vers le texte religieux, faute d’autre centre d’intérêt, fait du dogme coranique, agressif et oppressif dans son contenu, enfante la radicalisation et, incidemment, la violence qui va avec. Il est hostile à l’humanité qu’il tend à soumettre en mobilisant les esprits afin de lever une armée de zélotes aisément manipulables, aux cerveaux remplis de versets haineux. »

p. 228-229

« Évoquer la laïcité et promouvoir les moyens d’y parvenir dans les pays musulmans est un exercice difficile et épineux : le sujet est d’une grande complexité là où se mêlent le totalitarisme politique et l’absolutisme religieux. L’efficacité des efforts déployés depuis des décennies pour dénaturer la laïcité, la combattre et légitimer son rejet est décourageante. Une fois la théocratie en place dans un pays, la seule issue passe par la guerre, le sang versé et la mort. »

p. 234

« Pour réussir l’intégration des musulmans, il faut en priorité défaire le projet religieux que portent les islamistes et sortir du clivage identitaire. Pour être plus clair, je refuse toutes les propositions consensuelles qui cherchent à transiger pour éviter de froisser l’orgueil de l’islam ; son idéologie rigide et intolérante est le premier obstacle qui empêche ses disciples de s’intégrer.
L’islam, comme je l’ai déjà expliqué, n’est pas simplement une religion. Il s’agit avant tout d’un projet politique né avec Mahomet et ses compagnons et sur lequel ils se sont appuyés pour fonder leur Califat. Dans son contenu, le dogme rejette la liberté individuelle et la liberté au profit d’une cohésion soumise de la communauté des croyants. D’ailleurs le mot islam est traduisible par « soumission ». La question légitime est la suivante : à qui est offerte cette soumission des fidèles ? Les théocrates répondront « À Allah, béni soit son nom ». Mais l’histoire du regne belliqueux et conquérant du prophète et de ses successeurs nous souffle plutôt : « À ceux qui ont construit l’édifice ».
Dès lors, il est important d’accepter l’impossibilité de cette communauté de croyants à s’intégrer dans une société moderne tant qu’elle vit dans l’archaïsme du passé, qu’elle demeure fidèle à un mode de vie et de pensée vieux de quatorze siècles et qu’elle véhicule avec virulence des idées rétrogrades. Il est impensable, en l’état actuel, qu’elle puisse s’intégrer dans le monde moderne tant qu’elle ne reconnaît et ne respecte pas la démocratie, la laïcité et les droits de l’homme. L’incompatibilité entre la démocratie et la charia est en effet flagrante. »

p. 259-260

« C’est l’étanchéité des musulmans à la modernisation qui est la cause de l’explosion du taux de chômage au sein de leur communauté. »

p. 261



* Traité d'athéologie
Physique de la métaphysique
ONFRAY, Michel
Mots-clés : athéisme histoire philosophie
Éditions Grasset et Fasquelle
2005

« Je ne méprise pas les croyants, je ne les trouve ni ridicules ni pitoyables, mais je désespère qu'ils préfèrent les fictions apaisantes des enfants aux certitudes cruelles des adultes. Plutôt la foi qui apaise que la raison qui soucie—même au prix d'un perpétuel infantilisme mental : voilà une opération de passe-passe métaphysique à un coût monstrueux ! Dès lors je ressens ce qui toujours monte du plus profond de moi quand j'assiste à l'évidence d'une aliénation : une compassion pour l'abusé doublée d'une violente colère contre ceux qui les trompent avec constance. Pas de haine pour l'agenouillé, mais une certitude de ne jamais pactiser avec ceux qui les invitent à cette position humiliante et les y entretiennent. Qui pourrait mépriser les victimes ? Et comment ne pas combattre leurs bourreaux ? »

p. 27

« L'enseignement du fait religieux réintroduit le loup dans la bergerie. Ce que les prêtres ne peuvent plus commettre ouvertement ils pourraient désormais le faire en douce, en enseignant les fables de l'Ancien et du Nouveau Testament, en transmettant les fictions du Coran et des Hadith sous prétexte de permettre aux scolaires d'accéder plus facilement à Marc Chagall, à la Divine Comédie, à la chapelle Sixtine ou à la musique de Ziryab... Or les religions devraient s'enseigner dans le cursus déjà existant—philosophie, histoire, littérature, arts plastiques, langues, etc.—comme on enseigne des proto-sciences : par exemple l'alchimie dans le cours de chimie, la phytognomonique et la phrénologie en sciences naturelles, le totémisme et la pensée magique en philosophie, la géométrie euclidienne en mathématiques, la mythologie en histoire... Ou comment épistémologiquement raconter de quelle manière le mythe, la fable, la fiction, la déraison précèdent la raison, la déduction et l'argumentation. La religion procède d'un mode de rationalité primitif, généalogique et daté. Réactiver cette histoire d'avant l'histoire induit le retard, voire le ratage de l'histore d'aujourd'hui et de demain. »

p. 64

« Ce qui définit aujourd'hui les régimes totalitaires correspond point par point à l'État chrétien tel que le fabriquent les successeurs de Constantin : l'usage de la contrainte, les persécutions, les tortures, les actes de vandalisme, la destruction de bibliothèques et de lieux symboliques, l'impunité des assassinats, l'omniprésence de la propagande, le pouvoir absolut du chef, le remodelage de toute la société selon les principes de l'idéologie de gouvernement, l'extermination des opposants, le monopole de la violence légale et des moyens de communication, l'abolition de la frontière entre vie privée et espace public, la politisation générale de la société, la destruction de pluralisme, l'organisation bureaucratique, l'expansionnisme, autant de signes qui qualifient le totalitarisme de toujours et celui de l'Empire chrétien. »

p. 181

« Le Vatican aime Adolf Hitler. Le mariage d'amour entre l'Église catholique et le nazisme ne fait aucun doute : les exemples abondent et pas les moindres. La complicité ne s'établit pas des silences approbateurs, des non-dits explicites ou des supputations effectuées à partir d'hypothèses partisanes. Les faits témoignent à qui aborde cette question en interrogeant l'histoire : ce ne fut pas un mariage de raison, commandé par l'intérêt de la survie de l'Église, mais une passion commune et partagée pour de mêmes ennemis irréductibles : les juifs et les communistes—assimilés la plupart du temps dans le fourre-tout conceptuel du judéo-bolchevisme. »

p. 220-221

Critique : Pour en finir avec Dieu, Frédéric Denoncourt, dans Le Voir.



* TREMBLAY, Remi

Auteur du texte suivant hébergé sur ce site :


* trinité


The Reason Project

* TWAIN, Mark (Clemens, Samuel Langhorne)

Voir aussi :

Citations



XHTML CSS